« Appelés par leur nom et envoyés en mission »

Dimanche dernier, nous avons célébré la fête du Corps et du Sang du Christ. Cette solennité nous rappelle que l’Eucharistie est au cœur de la vie de l’Église et de la vie de tout baptisé. Aujourd’hui, la liturgie nous invite à méditer  sur l’appel des Douze par Jésus. Cet événement n’est pas seulement un épisode de l’Évangile, mais une révélation du projet de Dieu pour son peuple. En choisissant douze disciples, Jésus manifeste sa volonté de rassembler l’humanité autour de lui et de lui confier la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle. Le Seigneur les a appelés à devenir ses collaborateurs. À travers eux, il nous rappelle que chacun de nous est également appelé à participer à son œuvre de salut. 

La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Ce message s’adresse à chacun de nous ici présents. Il nous invite à participer à la mission de l’Église en mettant nos talents, et les dons que l’Esprit Saint nous a donnés au service de notre paroisse.

Ce qui est frappant, c’est que Jésus appelle des disciples ordinaires. Ils ont leurs qualités et leurs limites, leurs peurs et leurs incompréhensions. Pourtant, il leur fait confiance. Cela signifie que Dieu ne nous appelle pas parce que nous sommes parfaits ; il nous appelle parce qu’il nous aime. Souvent, nous pensons ne pas être assez bons, assez saints ou assez compétents pour servir. Mais Dieu ne demande pas d’abord des capacités extraordinaires. Il cherche des personnes qui acceptent de marcher avec lui.

À travers l’envoi des disciples, Jésus révèle que son œuvre se poursuit par des actes de bonté, de miséricorde et de fraternité. Il leur demande de guérir les malades, de ressusciter les morts, de purifier les lépreux, d’expulser les démons, mais aussi, de consoler et de semer l’espérance. Aujourd’hui encore, cette mission se vit dans les gestes simples du quotidien : écouter une personne qui souffre, pardonner une blessure, tendre la main à quelqu’un qui se sent seul, offrir une parole d’encouragement à celui qui a perdu confiance. Chaque geste d’amour devient ainsi un signe vivant du Royaume de Dieu parmi nous.

Cette page d’Évangile nous invite également à nous demander : à quel service le Seigneur m’appelle-t-il aujourd’hui ?

Wedge Davilmar