Dimanche dernier, nous avons célébré avec une immense joie la fête de Pâques, la Résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ, victoire de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres. Cette joie pascale ne s’arrête pas à un seul jour, elle se prolonge et nous accompagne tout au long de notre chemin de foi.
En ce deuxième dimanche de Pâques, nous sommes invités à approfondir le mystère pascal. Ce mystère nous révèle l’amour infini de Dieu, qui, par la mort et la résurrection de son Fils, nous ouvre un chemin de vie nouvelle. C’est un appel à croire et à vivre en témoins de cette Résurrection dans notre quotidien. Aujourd’hui encore, le Christ ressuscité se tient au milieu de nous. Il nous rejoint dans nos doutes, nos peurs, mais aussi dans notre foi naissante, pour nous dire : « La paix soit avec vous ». Accueillons sa présence, ouvrons nos cœurs à sa miséricorde, et avançons avec confiance sur ce chemin de Pâques.
Dans l’Évangile de Jean 20, 19-31, les disciples sont enfermés par peur. Ils viennent de vivre un échec, la mort de Jésus, et ils ne savent plus quoi faire. Cette situation est très humaine, dans la vie, il nous arrive aussi d’avoir peur, de douter, de nous replier sur nous-mêmes. Jésus vient au milieu d’eux, malgré les portes fermées. Cela montre que rien ne peut empêcher Dieu de nous rejoindre, même dans les moments les plus difficiles. Il ne leur reproche pas leur peur, mais il leur donne la paix. C’est une paix intérieure, qui aide à reprendre confiance.
Thomas n’était pas présent lorsque les autres disciples ont vu Jésus ressuscité. Lorsqu’ils lui annoncent cette nouvelle extraordinaire, il ne rejette pas par orgueil ou par mauvaise volonté, mais parce que ce qu’on lui demande de croire dépasse toute expérience humaine : quelqu’un mort et crucifié est vivant. Son doute naît donc d’un désir sincère de vérité. Il veut voir, toucher, expérimenter lui-même. Mais lorsque Jésus lui apparaît, il ne le condamne pas. Au contraire, il l’invite à toucher ses plaies. Et Thomas répond par une profession de foi très forte : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Son doute devient alors un chemin vers une foi plus profonde.
Wedge Davilmar









