« La gloire victorieuse sur la mort »

En ce cinquième dimanche de Carême, nous entrons dans la dernière étape de notre marche vers Pâques. La Parole de Dieu nous rapproche aujourd’hui du mystère central de notre foi : la victoire de la vie sur la mort. À travers cet évangile, le Christ nous révèle qu’Il est la Vie. Il vient nous relever, nous appeler à sortir de tout ce qui nous enferme.

Tout commence par une situation de détresse. Lazare est malade, et ses sœurs Marthe et Marie envoient un message à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » Lazare est aimé de Jésus. Pourtant, Jésus ne se précipite pas. Il attend. Ce retard est troublant. Combien de fois avons-nous l’impression que Dieu tarde à répondre, qu’il reste silencieux face à nos souffrances ? Et pourtant, l’Évangile nous révèle ici une vérité profonde, le retard de Dieu n’est pas un abandon. Il prépare quelque chose de plus grand, une révélation plus profonde de sa présence et de sa puissance.

Lorsque Jésus arrive enfin, Lazare est déjà mort et enseveli. Tout semble terminé. Marthe exprime alors une foi mêlée de regret : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Combien cette phrase résonne en nous ! Elle porte à la fois la confiance et la déception. Elle dit notre foi, mais aussi nos limites. C’est alors que Jésus prononce une parole centrale « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. » (Jn 11, 25) Cette affirmation change tout. Il révèle son identité. Il est lui-même la vie. En lui, la mort n’a pas le dernier mot. La résurrection n’est pas seulement un événement futur : elle commence déjà dans la relation avec lui.

Arrivé devant le tombeau, Jésus donne un ordre surprenant : Enlevez la pierre. Il aurait pu agir seul, mais il demande la participation des hommes. Dieu ne fait pas tout à notre place. Il nous appelle à collaborer. Puis Jésus dit : Lazare, sors ! Et il sort. Cet appel est personnel. Jésus appelle par son nom. Il ne s’adresse pas à une foule anonyme, mais à une personne unique. Cela signifie que chacun de nous est appelé à sortir de ses propres tombeaux : le désespoir, la peur, le péché, la tristesse, tout ce qui nous enferme et nous empêche de vivre pleinement.

La Semaine Sainte approche désormais. Bientôt, nous accompagnerons Jésus dans sa Passion, sa mort et sa résurrection. Préparons nos cœurs à vivre ces jours saints avec foi, confiance et espérance.

Wedge Davilmar