Dans deux mois nous serons convoqués aux urnes pour les élections municipales et, à terme, pour les élections présidentielles et législatives. Cette séquence s’inscrit dans un contexte déstabilisé et déstabilisant à tous points de vue… Comme évêque, je ne m’adresse pas à vous pour dire pour qui voter. Ce n’est ni mon rôle, ni celui de l’Eglise. Mais l’Evangile nous oblige, comme chrétiens, à réfléchir à notre attitude face à ces échéances.
Alors que la violence paraît s’instituer dans les échanges publics, il me semble d’abord que nous sommes tous rappelés aux exigences d’un débat politique constructif… Ce débat appelle encore la volonté de chercher avec d’autres des solutions qui ne peuvent jamais être simplistes.
La diversité politique nous interroge tous. Elle est légitime, y compris parmi les chrétiens… Reconnaître la légitimité du pluralisme politique ne signifie pas pourtant que tout est compatible avec la foi chrétienne. Laissons-nous bousculer par le Seigneur et interroger par l’ensemble de la doctrine sociale de l’Église pour élargir notre coeur, grandir en cohérence et éclairer progressivement les points aveugles de nos analyses.
Le pape Léon l’a rappelé, dans la première exhortation apostolique qu’il nous a livrée « Dilexi Te– Je t’ai aimé », combien le soutien des plus démunis de nos frères et sœurs est l’une des pierres de fondation de toute vie sociale… Il faut le redire : servir et promouvoir la communion de la communauté humaine à travers la recherche de la justice, de la vérité et de la paix, n’est pas une utopie, encore moins, pour un chrétien, une option.
Demandons à l’Esprit Saint de nous éclairer.
Extraits de la lettre de notre Evêque, Mgr Olivier LEBORGNE









