En célébrant la fête de la Croix glorieuse, nous sommes invités à méditer d’abord sur l’amour de Dieu pour l’humanité. Sur la Croix le Fils s’est offert par amour. La croix reste, en elle-même, un instrument de torture, et ne sera donc jamais un objet à vénérer, s’il n’y a pas en même temps la foi en la résurrection de Jésus-Christ !
Cette croix et la souffrance qui l’accompagne n’ont jamais été, pour le Seigneur, un but en soi ; c’est un passage vers la vie, un passage qui annonce la victoire de Dieu sur le mal et sur la mort.
La croix devient glorieuse parce que le Fils de Dieu est ressuscité d’entre les morts. Jésus, Fils de Dieu, nous a rejoints dans notre humanité avec toutes ses joies et ses espérances, mais aussi ses lourdeurs et ses faiblesses. L’Evangile nous ouvre un chemin lorsque nous entendons Jésus nous dire : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle ». Cette phrase contient plusieurs mots clés qui sont autant de mots-phares : le premier est l’amour, Dieu, le Père, a tant aimé le monde. La croix de Jésus ne peut être source de vie éternelle que par le poids d’amour qui s’y révèle. C’est l’amour qui fait que cette croix ouvre un chemin de vie.
Chacun de nous fait l’expérience de ces « croix » du quotidien, qui nous font mal et nous désarçonnent. Le Christ nous promet que ces souffrances sont des passages, et que nous sommes appelés à renaître, à lutter, à prier, à garder confiance ; et lorsque nous parvenons à dépasser ces angoisses et ces difficultés, nous en sortons plus forts, comme « ressuscités » avec le Christ !
« Père, à chaque Eucharistie, tu renouvelles pour nous le même et unique mystère : Dans l’Esprit, tu te donnes totalement en ton Fils bien-aimé. Ranime notre foi, notre espérance et notre charité, pour que nous ne laissions perdre aucune des grâces dont tu veux nous combler. Conduis-nous à travailler pour que tout homme puisse reconnaître et suivre le chemin de la vie afin que nous parvenions ensemble à la gloire de la résurrection. »
Père Arlain









